Collection Voies

Les poèmes de cette collection ont paru auparavant dans leur langue d'origine.
Dans l'ordre alphabétique:

Liliane Atlan - Yves Namur (ci-dessous)
Armand Olivennes - Liliane Wouters (cliquez)

Liliane Atlan: Bonheur mais sur quel ton le dire

couverture et illustration: photos d'une sculpture de Christa de Coppet
français-allemand
112 pages, 21 x 13 cm
1o €
"(...) The intensity of the emotions animating the twenty-five poems -
in verse and in prose - translated here, clutches the reader in its grip
by the beauty and heightened feelings conveyed, by the richness,
amplitude, and subtlety of the vocabulary. Whether focusing on love,
death, pain or passion for life, or voicing a prayer of gratitude to God,
Atlan's words, emerging within the framework of a vital energetic movement,
are endowed with biblical power and breadth. A consummate artist (...)"
(Bettina L. Knapp, in: Dalhousie French Studies, no 44, fall 1998)

Gérard Bayo: Omphalos

couverture: Nicolas Damianakis
français-allemand
7o pages, 21 x 13 cm
8 €
"En certains lieux souffle l'esprit, d'autres, témoins de l'innommable,
portent à jamais la douleur et la culpabilité d'un monde incapable de
se dresser contre la bête. Malgré un certain désir d'effacement,
d'oubli et de prescription, ces lieux continueront à témoigner.
Comme témoignent aujourd'hui certains poètes, du souffle encore
chaud ramassé en ces mêmes lieux. Maïdanek et ses baraques,
Maïdanek, hier lieu d'extermination, aujourd'hui espace de notre
honte. Gérard Bayo, avec pudeur et réserve, nous en rapporte
quelques mots qui font mal, des mots qui là continuent à souffrir,
dans la douceur de la brume, près de quelques herbes
nouvellement poussées. Cri du coq, tranchant du glaive, fil du
rasoir, raclure, semelle arrachée, chaussure éculée,...
Mots restés accrochés aux barbelés mentaux, à la mémoire
flottante du siècle. (...) Gérard Bayo prend le risque
d'accompagner les quelques morts qui veillent en nous,
les quelques vivants en eux qui nous surveillent; il touche
au plus près ce que Luc Boltanski nous a donné, ce que
Paul Celan nous a fait partager, ce que Adolphe Nysenholc
a su formuler dans La mémoire blanche. (...)"
(Gaspard Hons, in: Journal des Poètes, no 4, 1997,
sur l'édition originale publiée par l'Arbre à paroles, Amay)

Pierre-Bérenger Biscaye: Plus près du coeur d'Esprels

avec dix illustrations de Gerhard Schmidt
français-allemand
124 pages, 2o x 12 cm
8 €
Ce recueil contient les textes de Laconiques (1984),
Au-dessus du pays (1988) et Petite maison du dimanche (1989).
"On avance dans cette poésie comme dans de hautes herbes:
à l'affût d'une découverte, d'un bonheur de langage - et il y en a
à satiété."
(Michel Monnereau, in: Parterre Verbal, no 2, mai 1992)
"Pierre-Bérenger Biscaye donne à lire des textes situés dans le
temps et localisés dans l'espace en Franche-Comté. Petits
tableaux pittoresques tout en couleurs et en odeurs, frais,
simples et bienvenus."
(Jacques Morin, in: Décharge, no 67, mars 1992)
"Livre plein de charme, celui du ressouvenir. A quoi tient
ce charme, parfois proche de Follain? Aux annotations
réalistes et sensuelles? (...) A la création langagière? (...)
A l'émotion brusque qui se dégage du rapprochement
des contraires?(...) Toujours est-il qu'on est pris."
(Henri Heurtebise, in: Multiples, no 52, 1er trim. 1997)

Maurice Carême: Etre poète

couverture: Hermann Scheiff
français-allemand
Chansons et poèmes, choisis et
traduits par Leo Wintgens
avec une préface de Liliane Wouters
175 pages, 21 x 13 cm
1o €
"C'est comme une hirondelle qui passe. Fugitive.
Juste une idée... Un sentiment. Battement d'ailes.
Air froissé. Comment naît un poème? Comment
naît-on poète? La réponse est cachée dans les
replis des mots. Partez en retrouvailles avec ceux
de Maurice Carême. Des mots qu'on croit bien
connaître. Qu'on a appris et répétés. Mais sur
lesquels on bute. Mémoire déjà usée. Relire
Maurice Carême, c'est retrouver l'enfance. Et
pas seulement celle des souvenirs d'école. Non,
ce serait plutôt cette enfance essentielle. Celle de
la peur du noir et des rires enfiévrés. Des joues
rouges de l'hiver et de la main qu'on donne avant
de traverser. Enfance qui jette les bases. Qu'on ne
peut pas quitter. Les Editions En Forêt proposent
un recueil d'une soixantaine de poèmes choisis par
Léo Wintgens. (...) Un vrai cadeau pour les
germanophones, car les textes sont traduits avec
une rare sensibilité. (...)"
(Xavier Houssin, in: Point de vue, 25 au 31 octobre 2ooo)

François de Cornière: Longtemps après la soif

avec 3 illustrations de Anne Niepoth
français-allemand
72 pages, 22 x 14 cm
12 €

Un choix de 3o poèmes des recueils C'est à cause du titre (1981),
Tout doit disparaître (1984) et Tout cela (1992).
"(...) une bonne occasion de découvrir un poète sensible
dont la voix est reconnaissable entre mille.
François de Cornière prévient le lecteur: "Ce ne sont pas
de grands poèmes / mes petits vers / Tout au plus
des impressions / que j'ai au fond de moi / laissé venir sur du
papier". Certes, une bonne partie de l'art poétique de François
de Cornière réside dans cette évidence; mais son savoir-faire,
le noyau dur de son art sont justement dans le comment de ce
laisser venir. Sensibilité au monde, au moment qui passe dans
ce qu'il a de plus impalpable, d'unique et de fugitif, attention
aux choses les plus humbles qui peuvent à l'occasion prendre
des dimensions universelles, tendresse pour les êtres et
attachement à quelques paysages sont les ingrédients à
l'origine de ces impressions. Ça donne de petits poèmes au
vers souvent court où ça boite parfois un peu, volontairement,
où ça tremble parfois - comme dans une journée lumineuse
et surchauffée -. Et ces petits poèmes partis de la singularité
d'un individu et d'un moment deviennent des lieux de partage
dans lesquels le lecteur se retrouve comme chez lui et
retrouve des impressions qui l'ont traversé. D'où un évident
bonheur de lecture. (...)"
(Lucien Wasselin, in: L'Hebdomadaire, no 136, 3o juin 1995)

Rose-Marie François: Qui nous dépasse

couverture: Léon Wuidar
français-allemand
247 pages, 21 x 13 cm
12 €

"(...) Polyglotte, traductrice littéraire, plus particulièrement en allemand
et néerlandais, et plus précisément en ce qui concerne l'oeuvre du grand
poète autrichien Ilse Aichinger, notamment pour la collection Orphée, aux
éditions de la Différence. Maître de conférences à l'université de Liège,
ce poète voyage entre les cultures comme dans les strates de sa propre
existence.
Tout lui est découverte, porte fermée, ouverte, voire forcée. A bien la lire,
on s'aperçoit que, pour elle, le ghetto est partout, visible ou caché: Nous
perdons la raison, pas la mémoire.
(...) Intéressante confrontation des langues qui rend plus proches certaines
rugosités du langage du poète, dont une face est limpide et légère, l'autre
dramatique et coupante. (...)"
(Luc Norin)

Pierre Garnier: Poèmes

français-allemand
288 pages, 21 x 14 cm
18 €

Choix de textes tirés des recueils publiés entre 195o (Souche d'aubes)
et 1986 (Ornithopoésie).
.
Entre autres, ce livre contient tous les poèmes de:
Un arbre sort de l'aube, Le Courrier Picard, Amiens 1952
Après nous le soleil, Les Cahiers de Rochefort, 1952
Quatre poèmes pour Ilse, Ressac, 1953
Perpetuum mobile, Gallimard 1968
Le soleil est un regard, Eds des Prouvaires, Paris 1979

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"(...) Cette anthologie est une bonne introduction à l'oeuvre de Pierre
Garnier à condition de ne pas s'y borner: il faut lire les chroniques
des années quatre-vingt-dix et postérieures et les poèmes spatialistes
(...)"
(Lucien Wasselin, in: Faites entrer l'infini, no 43, juin 2oo7)

Philippe Jones: L'oiseau s'écrit au ciel

français-allemand
2oo pages, 21 x 13 cm
15 €

contient les recueils:
Le soleil s'écrit-il soleil
Le miroir et le vrai
Chansons doubles

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"Ce que la poésie ouvre, ce sont des portes sur le dehors et le dedans, sur
les dimensions multiples du monde. Et Philippe Jones est l'un de ceux qui
savent si bien faire pénétrer le regard par toutes les ouvertures possibles.

La rencontre des mots pourrait être due au hasard objectif, ou à la subjective
étreinte de la raison, ou à la connaissance des contraires qui font alliance de
vérité, ou à l'harmonie décapante des sons, ou à toute autre volonté d'effleurer
l'insondable. A tout cela peut-être. Mais plus encore à la richesse de
l'expérience humaine d'où émergent la profondeur des ombres et des silences,
et cette fusion du point sublime.
La lecture de ce livre se fait limpide, aussi claire qu'une eau de roche dont les
molécules recèlent plus d'atomes qu'on ne saurait compter. Ainsi la poésie de
Philippe Jones comporte-t-elle d'innombrables efflorescences; et de deux mots
peuvent naître une descendance incalculable d'échos et de sensations.
Inutile par conséquent de vouloir interroger ici tel ou tel poème. Ce serait étioler
ou trahir. Mieux vaut faire comprendre combien la richesse appartiendra au
lecteur qui saura ouvrir.
Et combien celui qui passera sans s'arrêter, sans le savoir, jettera des soleils
dans l'eau. Seulement, donc, ces quelques vers:
l'oiseau déclarait le soleil
à la pointe de l'arbre

là tout est poème ou qui-vive

là chaque signe en suit un autre
la phrase y porte écho
un texte unit toute rencontre

le sujet se révèle au tremblé de l'écrit

(Daniel Leduc, in: Le Mague, revue en ligne)

Stéphane Mallarmé: Poëmes en prose

traduction: Werner Wanitschek
français-allemand
85 pages, 21 x 14,8 cm
12 €

Armand Monjo: Défense de stationner

couverture: dessin d'un élève de Clermont-Ferrand
illustrations de Suzanne Fessy, Arthur Rennert, Trabuc
français-italien-allemand
traduction en italien: Gina Labriola
1o8 pages, 21 x 13,5 cm
12 €

Choix de poèmes extraits de neuf recueils, depuis Poursuites
(1942) jusqu'à Terrible et tendre termitière (1995).

"Cet ouvrage propose un choix de textes, traduits en allemand et en italien.
On y retrouve ce souci de l'homme, cette révolte contenue, parfois, cette
soif d'harmonie de l'homme avec l'homme, et avec le monde qui l'entoure.
En exergue, cette phrase de l'auteur: 'Transmets à qui tu peux ton inquiétude
fébrile de bonheur.' Tout un programme."
(Alain Boudet, in: Promenoir vert)
"(...) la parole profonde d'Armand Monjo est liée à l'amour
qu'il sait être de chair ou d'arbre et c'est là, me semble-t-il,
la vraie voie de l'humanité. Ni dans l'au-delà, ni dans l'en-deçà,
mais juste devant nous, entre la peau et l'écorce."
Jean-Michel Bongiraud, in: Parterre Verbal, no 25, mars 1998
"(...) Armand Monjo est un poète de l'amour, de l'amitié,
de la fraternité, de la beauté, de l'enthousiasme et de
l'émerveillement; en ces temps de haine, de rancoeur,
de vilenie, il fait chaud aux yeux. Partout des ponts,
dit-il, pour relier les hommes. Et le livre se referme
sur cette apostrophe au lecteur: Ne cesse pas d'aimer."
(Jacques Morin, in: Décharge, no 96, janvier 1998)

Yves Namur: Paroles du rien

couverture: Jacques Lacomblez
français-allemand
75 pages, 18 x 11 cm
1o €

suite


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