Collection Voies

Armand Olivennes - Liliane Wouters

Armand Olivennes: Adam et Adam ensemble exilés

avec 3 illustrations de Günther Roeder
français-allemand
145 pages, 2o x 13 cm
12 €

Choix de poèmes extraits de dix recueils, depuis Le sentiment
latéral (1962) jusqu'à Un 3o mars 1994, Place d'Aligre (1994).
"(...) Le titre étonnera moins, si l'on note que l'ouvrage
commence par une évocation de la boucherie glaiseuse
de Verdun: Adam, création divine de boue et de salive,
quand il gît, est-il allemand ou français? En fait, tout être
humain est Adam, n'est-ce pas? D'où ce qui complète
le titre: "Ensemble exilés"."
(Henri Heinemann, in : Le Cerf-Volant, no 163,
2e trimestre 1996)
"(...) Une oeuvre véritable, mûrie comme un fruit
que l'on cueille à maturité."
(Alain Roger, in: Les Saisons du poème, no 21, juin 1996)
"Nous avons là le meilleur d'Armand Olivennes, nous y trouvons
la confirmation (si c'était nécessaire) du talent éclatant d'un
poète à l'oeuvre féconde, multiple et passionnante. Armand
Olivennes est un de ces poètes de plus en plus rares qui
chantent et enchantent. (...) Je ne veux pas, je ne saurais
pas résumer ce livre, en faire une synthèse satisfaisante.
Car ce volume foisonnant embrasse notre histoire depuis
l'Holocauste, il dépeint le tragique et le dérisoire du monde
contemporain, il mêle les émerveillements, les cauchemars
de l'enfance à ceux de l'âge d'homme. La pensée est toujours
chargée d'émotion. Le poète sait comme personne nous
émouvoir avec quelques mots, un souvenir furtif, une larme
vite remplacée par un sourire narquois; il sait aussi nous
faire partager ses indignations. C'est parfois l'épopée,
mais ce sont aussi des chansons, des confidences
chuchotées, des connivences enfantines. Armand
Olivennes n'est ni un sacralisateur, ni un stérilisateur,
ni un châtreur de la poésie; il prend tout, il fait feu
de tout bois, il mêle l'amour à l'humour, la complainte
au pamphlet, la mélopée à la comptine. Il y a sans
cesse des trouvailles qui nous surprennent, des
images qui m'éblouissent. (...)"
(Maurice Cury, in: La Nouvelle Tour de Feu, no 37)
"Grâces soient rendues aux Editions En Forêt de Rimbach
pour avoir publié cette nécessaire anthologie bilingue
regroupant quelques-uns des meilleurs poèmes d'Armand
Olivennes en regard de leur traduction en allemand.
Doublement nécessaire puisque notre ami Armand
qui donne tant à la poésie depuis 45 ans avait depuis
longtemps mérité cette anthologie, d'autant plus qu'elle
est bilingue et que l'allemand est la langue maternelle
d'Armand Siegfried qui doit ses prénoms à la prédilection
familiale pour l'opéra (Siegfried, le héros de Richard
Wagner, et Armand, son prénom usuel, comme Armand
Duval, l'amoureux de la Dame aux camélias). Quel juste
retour des choses de pouvoir ainsi lire le meilleur de la
production d'Armand dans cette langue dite "de Goethe",
que l'on parlait à Berlin, sa ville natale qu'il dut fuir avec
sa famille à l'âge de six ans pour devenir Français.(...)"
André Mathieu, in: Les Cahiers de la Poésie, no 24

Casimir Prat: Elles habitent le soir

couverture et six calligraphies d'Henri Renoux
français-occitan-allemand
traduction en occitan de Gascogne de Nicolau Rei Bèthvéder
11o pages, 21 x 13 cm
1o €

coédité par A Chemise ouverte, Toulouse, et les Eds En Forêt

"Ce livre (...) est une réussite complète: le fond, la forme, les
deux traductions, les trois présentations et enfin les belles
calligraphies d'Henri Renoux. La première partie de cet
ensemble parut chez Texture en 1985 et fut vite épuisée.
La 2e édition, revue et complétée, parut chez L'Arbre éd.
en 1988 et connut la consécration avec le Prix Artaud.
Puis, les centaines de lecteurs de la revue poétique
Rétro-Viseur désignèrent en 93 cet ouvrage comme le
meilleur recueil de ces dix dernières années. C'est dire
combien, peu à peu, par le bouche-à-oreille, ce livre
occupe une place à part. La voix de Prat est reconnaissable
par sa petite musique nostalgique mais aussi par cette
écriture faite d'incessantes retouches et questionnements.
Sa respiration est celle de l'élégie dans laquelle Prat
condense les descriptions de menus faits de la vie
quotidienne et des métaphores limpides, 'comme dans
une épave bleue' dans laquelle 'la lumière aussi se
trouble peu à peu et meurt'. Il faut enfin espérer que
cet ouvrage trouve de nouveaux lecteurs, ce qui est ici
rendu possible par l'ouverture à d'autres langues et
d'autres horizons."

(Georges Cathalo, in: Rétro-Viseur, no 77, été 1999)

Jean Puel: Ensemble

couverture: Bruno Foglia
français-occitan-italien-espagnol-anglais-allemand
traduction en occitan par Robèrt Marti
traduction en italien par Jean Nimis
traduction en espagnol par Fernand Verhesen
traduction en anglais par David McCutchion
93 pages, 21,7 x 14,6 cm
1o €

" **** (...) Un texte dense comme il s'en écrit rarement."
(Jean-Christophe Belleveaux, in: Comme ça et autrement,
no 22-23)

Jean Rousselot: Ensemble

couverture: Alexander Costa
français-allemand
1o2 pages, 21 x 13,5 cm
1o €

Choix de poèmes extraits de vingt recueils, depuis Journal
(1937) jusqu'à Un clapotis de solfatare (1994).
"(...) un aperçu de parcours poétique d'un homme dont
la parole compte aujourd'hui. (...) Une poésie à hauteur
d'homme, sans images superflues et dont la justesse de
ton parle immédiatement au lecteur. Ajoutons que ce livre
ouvre l'appétit de lecture pour cette oeuvre."
(Michel Monnereau, in: Le Cri d'os, no 15, 3e trimestre 1996)

Fabio Scotto: Plumes

couverture: Francesco Vaccarone
italien-français-allemand
traduction en français par l'auteur
1o1 pages, 21 x 13 cm
12 €
"(...) Il y a quelque chose d'extrêmement subtil qui parle
chez Fabio Scotto, petites miettes de quotidien qui mènent
à une infinité de perceptions voyageuses, car issues de
lieux les plus divers, où passé et présent sont saisis dans
un même instant. (...)"
(Monique Dorsel, in: Le Mensuel littéraire et poétique,
no 268, mars 1999)

"(...) Voici une poésie qui (se) traduit, (se) décline, va vers
l'ailleurs et s'insinue dans le trans de la traduction, dans
l'évanescence du mixte. Son mouvement: celui qui porte
le poème vers d'autres territoires, vers un autrefois qui a
en tout point l'air d'être d'essence onirique, c'est-à-dire
réactualisable. (...)
Il y a chez Scotto une quête aux inflexions mystiques de
l'essence décantée et épurée de toute substance (...);
quête de la chose qui se passe de ses attributs et désir
d'une présence et d'une profération intransitive et comme
absolue (...). Il y a chez Scotto comme l'affirmation de la
primauté de la quête sur son objet. Ce qui importe, c'est
le cheminement. C'est sans doute pourquoi le poète met
le bonheur loin, très loin et s'évertue à le rejoindre (...)"

(Jalel El Gharbi, in: La Presse de Tunisie, 5 février 2oo1)

Jean-Pierre Spilmont: Lumière des mains

français-allemand
45 pages, 17 x 12 cm
3 €

Edition bilingue d'un recueil publié en 1992 par Cadex
Editions, Saussines.
"Lumière des mains" est une prose d'amour qui vaut
bien des poèmes. Le style direct, franc, parvient à
exprimer toutes les nuances de l'aventure évoquée.
Jean-Pierre Spilmont, excellemment traduit par
Rüdiger Fischer pour cette édition bilingue, caresse
tous les thèmes, passe au travers de Hölderlin,
se promène à Brescia et nomme l'aimée Derminie
comme s'il en avait trouvé le glyphe dans une caverne
très ancienne."
(Paul Van Melle, in: Inédit, no 94, septembre 1995)

"Derminie: un prénom sur une pierre tombale, dans un
cimetière envahi de cigales. Et la trace de ce prénom
gravé dans la pierre marque aussi la mémoire du poète,
séduit. Il invente alors une histoire, redonne à ce prénom
une épaisseur humaine, l'atribue à des enfants de passage.
C'est là une oeuvre de mémoire, comme si le temps
n'existait plus."
(Alain Boudet, in: Promenoir vert)

Roland Tixier: Au jour le jour

avec 13 illustrations de Viko Bauer
français-allemand
64 pages, 27 x 24 cm
12 €

Ce recueil contient les textes de Lettre d'un hiver sur la
colline (199o), Pour ainsi dire (199o) et Au jour le jour (inédits).
"L'écriture se resserre de plus en plus. L'utilisation du tercet,
la rigueur de l'image unique, "reconnaître à l'avance / certains
quarts de seconde / à coup sûr mortels". Mais la rigueur de
la forme n'exclut en rien ni la tendresse - "un dimanche ordinaire /
sans rien dire on le savait / on se tenait l'un à l'autre" -, ni la
fragilité - "un espace un instant / chaque année me surprennent /
les premières cerises". Roland Tixier est un poète discret. Il
poursuit son chemin, là-haut sur sa colline. Les poèmes sont
merveilleusement accompagnés de reproductions de toiles,
en couleurs, de Viko Bauer."
(Jean-Pascal Dubost, in: Le Guide céleste, no 15, 2e trim. 1992)

"Recueil de poèmes brefs, comme autant de petits croquis brossés
au fil du regard. Le peu de mots laisse la place au silence, au non-dit.
Ce sont, très souvent, des poèmes de la suggestion."
(Alain Boudet, in: Promenoir vert)

Liliane Wouters: Journal du scribe

couverture: Bettina Haller
français-allemand
115 pages, 22 x 13 cm
1o €
Pour ce recueil (paru en 199o aux Eds Les Eperonniers,
Bruxelles) Liliane Wouters a reçu en 1995 le Prix Montaigne.
"On n'en croit pas ses yeux, mais il s'agit bien d'un véritable
journal écrit par un scribe du temps de l'Antiquité égyptienne.
Tout au moins, c'est le pari qu'a tenu Liliane Wouters, et plus
d'une fois on se laisse aller à croire qu'il s'agit d'une
transcription de hiéroglyphes ou encore qu'on déchiffre un
papyrus. Il y a un côté parole augurale, dont le recul permet
la prémonition. Ce jeu dans le temps prête à la poésie une valeur
sacrée, et une résonance nouvelle dans l'ampleur. Le scribe
dans son recensement du quotidien se mesure aux pyramides.
Les mots sont parfois plus lourds que les pierres."
(Jacques Morin, in: Décharge, no 91, janvier 1997)




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